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6 décembre 2010 1 06 /12 /décembre /2010 14:05

LA PRIERE

 

Je vais vivre entre 10 et 15 ans

Si c’est pour me haïr, pour me faire souffrir, penses-y à deux fois avant de me prendre avec toi.

 

Essaye de m’aimer tel que je suis, parce que ce n’est pas moi qui ai choisi ma condition.

 

De même que je n’ai pas la possibilité de choisir amis ou maîtres.

 

Accorde-moi du temps pour comprendre ce que tu veux de moi.

 

Avant de me crier dessus, pour m’éduquer, est-ce toi qui te trompes ou est-ce moi qui n’ai pas compris ce que tu attends de moi.

 

Chéris-moi, car je ne vis que pour cela.

 

Ne te fâche pas contre moi, ne me punis pas.

 

Tu as ton travail, tes amis, tes loisirs, moi je n’ai que toi.

 

Parle-moi de temps en temps !

 

S’il te semble que je ne comprenne pas, sache que je sais ce que tu penses, ce que tu ressens.

 

Rappelle-toi que jamais je n’oublierai la manière dont tu te comportes avec moi.

 

Avant de me frapper, pense que je pourrais te mordre, mais jamais je ne ferais une chose pareille.

 

Quand je ne suis encore qu’un chiot, ne me considère pas comme un jouet, dont tu te débarrasseras, lorsqu’il ne te sera plus d’aucune utilité

 

Car mon amour pour toi sera éternel.

 

Prends soin de moi alors que je vieillirai, que je serai édenté, que je serai sourd, que je ne pourrai plus marcher.

 

Quelqu’un, à son tour, prendra soin de toi, car la vieillesse est la même pour tous.

 

Accompagne-moi pour mon dernier voyage.

 

Ne dis jamais « C’est plus fort que moi, je ne peux regarder » ou «  Arrangez-vous pour que je ne sois pas présent ».

 

A tes côtés, tout est plus facile.

Ceci sera la contrepartie à la fidélité, au dévouement dont j’ai toujours fait preuve à ton égard.

 

Quand je ne serai plus là, ne sois pas triste, au contraire, essaye de rendre heureux un autre chien et aime-le comme tu m’as aimé.

 

 

Auteur anonyme, traduit de l’italien par M.S. (info@avapaonlus.it)

 

 

© les animaux maltraités. Tous droits réservés. 

 

 

 

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6 décembre 2010 1 06 /12 /décembre /2010 11:48

 

De la perrera à la résidence : où quand, la Résidence se trouve être la seule alternative à une mort programmée.

 

Les perreras, dans leur grande majorité, sont des lieux de mort. Les chiens peuvent y être directement abandonnés par leur maître ou amenés par les employés de la perrera qui les auront récupérés sur dénonciation des habitants, molestés par la vue d'un chien errant, souvent malade voire accidenté.


Lorsque les chiens sont amenés dans ces installations, installations qui ne présentent aucun confort, ils devraient être identifiés, c'est-à-dire que les responsables de perreras devraient s'inquiéter de savoir si le chien est muni ou non d'un chip et localiser l'éventuel propriétaire. Malheureusement, pas tous ne le font et par conséquent, une fois perdu, votre chien pourra très bien être sacrifié parce que quelqu'un à la perrera ne se sera pas donné la peine de lui passer le transpondeur sur le cou.

  

Ensuite un délai légal avant l'euthanasie devrait être respecté, mais là aussi, ce n'est bien souvent que de la théorie. Le vétérinaire, s'il y en a un, procédera à des mises à mort quelque 2 fois par semaine avant l'ouverture des portes. Je vous passe les détails des mises à mort.

 

  Là-dessus se greffe tout un trafic parallèle, par là j'entends, le fait que certains employés ne se gênent pas de proposer à la vente certains sujets pour arrondir leur fin de mois ou en cèdent à leurs copains chasseurs. Une manière comme une autre de les remettre dans le circuit de l'exploitation, de la reproduction forcée ou dans celui des combats de chiens. Si les bénévoles, n'ont pas su tout faire (le poing dans leur poche) pour établir une "relation privilégiée" avec les employés de la perrera, c'est peine perdue, car ils s'opposeront même à ce qu’elles viennent faire des photos.

 

 

Habituellement les perreras se situent dans des endroits relativement difficiles     d'accès et n'affichent pas forcément des horaires d'ouverture auxquels ils ne se tiennent d'ailleurs pas vraiment. Quantité d'embûches peuvent surgir et toute sortie de perrera induit des frais à la bénévole qui se charge de faire sortir des chiens pour le compte d'associations. Si elle parvient à en sortir plusieurs à la fois et ce plusieurs fois par semaine, imaginez la somme d'argent que cela peut représenter. Elle ne pourra tout simplement pas l'avancer. C'est à ce moment-là qu’entrent en jeu les associations ou les personnes privées par le biais de dons.

 

La promiscuité, l'état d'hygiène plus que déplorable, l'absence de soins vétérinaires et la frugalité des repas, le tout dans un vacarme assourdissant d'aboiements et de gémissements, font que les chiens stressés comme ils sont, finissent par se dévorer entre eux. Dès ce moment s'enclenche une course contre la montre pour la bénévole : il faut faire sortir l'animal le plus vite possible, car indépendamment des bagarres, la moindre petite plaie représente un risque de surinfection. Le chien dépérit vite dans cet environnement hostile, son système immunitaire s'en ressent et les morts ne se comptent plus.

 

 Si vous sortez un chien de la perrera, vous ne pouvez en aucun cas le faire partir en l'état dans un autre pays, il ne serait pas en règle. Il faut donc que la bénévole se débrouille par ses propres moyens pour trouver des familles d'accueil ou des places dans une résidence, le temps de préparer le chien et de voir ce qu'il en est. Il faut agir très vite, car un chien peut-être en vie le mercredi et ne plus l'être le jeudi. La liste des "à sacrifier" étant rarement publiée, force est de constater que la désignation dans de nombreux cas ne tient compte d'aucune logique.

 

Le problème avec les familles d'accueil, qui sont bien entendu des amis des animaux, c'est qu'elles ont déjà leurs propres chiens et si elles peuvent en accueillir un de temps en temps, cela tient du pur miracle. Dans ce cas, il viendrait compléter la dizaine d'animaux déjà accueillis. Par ailleurs, le galgo - n'ayant quasiment les grâces de personne, surtout dans le Sud de l'Espagne - se verrait irrémédiablement recalé.

 

Dans ces conditions, il est facile de comprendre pourquoi lorsqu'une bénévole peut bénéficier des installations sécurisées d'une résidence, elle est aux anges. C'est vrai que cela représente un coût, mais tout a un coût même la vie d'un galgo surtout lorsqu'il s'agit de la lui sauver.


 

Ce qui fait avancer et qui donne du courage aux bénévoles : la certitude que ce qu'ils font pour le chien représente son passeport pour une nouvelle vie, une vie sans souffrance aucune, sans vexations. Croyez-moi, ils sont bien souvent au fond du trou, mais ils se relèvent à chaque fois, conscients que toutes ces âmes, derrière ces barreaux rouillés comptent sur eux, que la cruauté et la vilenie ne doivent pas toujours triompher.

 

Ces hommes et ces femmes indépendamment de leur combat, traînent tous des conditions de vie difficiles. Méprisés et souvent insultés, quand ce n'est pas menacés par ceux qui maltraitent les animaux ou ceux qui tout simplement détournent le regard, ils n'ont bien souvent que des moyens très limités, des enfants à charge, quantité 'animaux et les affres du chômage ne sont jamais bien loin.

 

Pourtant ils s'arrangent avec ce qu'ils ont et font feu de tout bois, lorsqu'il s'agit de conduire tel ou tel animal chez le vétérinaire. Leur ardoise auprès des gens de la profession est longue comme un jour sans pain et parfois ils ont honte de revenir et de demander des soins pour leurs petits protégés, mais ils n'ont pas le choix.

 

 

© M.S.

 


      © les animaux maltraités. Tous droits réservés.

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6 décembre 2010 1 06 /12 /décembre /2010 01:46

J'habite un village de la province de Tolède. La majeure partie des habitants y sont chasseurs et galgueros.

 

Ces mêmes chasseurs et galgueros sont des personnes que nous côtoyons tous les jours alors que nous allons faire nos courses, puisque c'est notre boucher, notre boulanger, notre vétérinaire, etc. Pourtant lorsque nous abordons le thème des pendaisons, des abandons, personne n'est coupable, personne ne sait qui s'y adonne, personne n'avoue jamais avoir abandonné son chien. Eux, ils ne le font jamais, c'est, du moins, ce qu'ils racontent, mais si vous leur demandez l'âge de leurs chiens de chasse ou de leurs plus vieux galgos, vous vous apercevez très rapidement, qu'ils ont moins de 5 ans (!!!), alors qu'eux pratiquent la chasse depuis une bonne trentaine d'années. Leur excuse, ils l'ont toute prête : "Je l'ai donné".  Pire, ils ont l'hypocrisie de dire qu'ils aiment beaucoup leurs chiens, mais cela ne leur fait ni chaud ni froid de les exposer à une balle perdue, de les faire tuer!! Canailles hypocrites!!

Pourquoi n'emmènent-ils pas leur enfant sur le terrain pour lever le gibier alors que d'autres chasseurs tirent?

 

Les "cadeaux" de chiens ou de galgos n'existent pas, car un chasseur ou un galguero n'offre aucun "bon" chien, tout au plus il le vendra.

Ensuite il y a les vols. Ils sont capables de franchir jusqu'à 5 clôtures d'affilée et balancer un chien le long d'un mur, aidé de leur acolyte. En pleine partie de chasse, un galguero peut se retrouver avec le canon d'un fusil sous le nez et se voir délester de son galgo. Ce sont presque toujours d'autres chasseurs et galgueros "amis" qui savent que c'est un bon chien.

 

L'une des saisons de chasse se termine, je précise bien "l'une", car entre une chose et l'autre, ils ont toujours une autorisation pour faire feu à l'instar des gardes forestiers. Les entreprises chargées du ramassage des ordures ont, pendant deux mois, la permission de tirer les chiens errants, ensuite on défausse. Ici, cela doit être interdit d'amener des chiens.

À présent c'est l'holocauste des chiens de chasse, qui commence : épagneuls bretons, podencos, braques, galgos, terriers surgissent de partout, beaucoup d'entre eux sur les bas-côtés, leur dépouille en putréfaction.

 

Souvent, nous trouvons les chiens très gravement blessés, à cause de pièges, d'accidents de la route, voire d'une balle perdue. À d'autres occasions, ils errent  à la recherche de nourriture. Certains leur tendent la main et par désespoir, ces chiens montent dans les voitures quand tu leur ouvres la portière. Moi, j'habite à 50 m. d'une chasse gardée. J'ai vu en sortir une galga, encore la corde au cou. Les gardes forestiers, de nuit, profitent de ramasser les cadavres des chiens et de les mettre à la décharge.

 

J'ai honte de ce pays quand tu les vois leur journée d'assassinat terminée dans un bar pour se rafraîchir le gosier à se vanter de leurs prouesses au tir. Dehors, se trouvent de minuscules remorques dans lesquelles sont entassés comme de sardines leurs chiens de chasse, assoiffés, exténués. Des remorques dans lesquelles aucun être vivant ne devrait être transporté, et pourtant...

 

Et en bout de chaîne de leur "hobby", de leur "sport", il y a nous, celles qui  s'échinent à recueillir ces chiens, ces galgos, qui n'ont pas été sélectionnés, dont il faut se défaire,

qui ont des remplaçants, du sang neuf pour la prochaine saison.

 

"Je ne peux pas le garder, car il ne le vaut pas" voilà leurs propres paroles, autrement dit : pas de nourriture pour celui qui ne répond pas aux expectatives. Ils reproduisent encore et encore, sélectionnent, font du troc dans un seul but : avoir un bon outil de chasse.

 

Chaque bénévole aura mille anecdotes à raconter, à commencer par celle de se faufiler dans des endroits pas possible en risquant sa vie, mais sur le moment lorsque tu veux sauver, tu ne penses pas à toi.

 

Nous menons un train d'enfer, nous travaillons, nous sommes des mères, des épouses et nous devons concilier le fait de ramener les chiens à la maison, les transporter sur des centaines de kms, les conduire chez le vétérinaire. C'est très dur, nous devons faire beaucoup de sacrifices.

 

Notre quotidien est très dur surtout que le flot d'abandons est incessant. Tous les ans, c'est la même chose, c'est sans fin.

 

 

Une bénévole

Témoignage traduit de l'espagnol par M.S.

 

© les animaux maltraités. Tous droits réservés.

 

 


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