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6 décembre 2010 1 06 /12 /décembre /2010 11:48

 

De la perrera à la résidence : où quand, la Résidence se trouve être la seule alternative à une mort programmée.

 

Les perreras, dans leur grande majorité, sont des lieux de mort. Les chiens peuvent y être directement abandonnés par leur maître ou amenés par les employés de la perrera qui les auront récupérés sur dénonciation des habitants, molestés par la vue d'un chien errant, souvent malade voire accidenté.


Lorsque les chiens sont amenés dans ces installations, installations qui ne présentent aucun confort, ils devraient être identifiés, c'est-à-dire que les responsables de perreras devraient s'inquiéter de savoir si le chien est muni ou non d'un chip et localiser l'éventuel propriétaire. Malheureusement, pas tous ne le font et par conséquent, une fois perdu, votre chien pourra très bien être sacrifié parce que quelqu'un à la perrera ne se sera pas donné la peine de lui passer le transpondeur sur le cou.

  

Ensuite un délai légal avant l'euthanasie devrait être respecté, mais là aussi, ce n'est bien souvent que de la théorie. Le vétérinaire, s'il y en a un, procédera à des mises à mort quelque 2 fois par semaine avant l'ouverture des portes. Je vous passe les détails des mises à mort.

 

  Là-dessus se greffe tout un trafic parallèle, par là j'entends, le fait que certains employés ne se gênent pas de proposer à la vente certains sujets pour arrondir leur fin de mois ou en cèdent à leurs copains chasseurs. Une manière comme une autre de les remettre dans le circuit de l'exploitation, de la reproduction forcée ou dans celui des combats de chiens. Si les bénévoles, n'ont pas su tout faire (le poing dans leur poche) pour établir une "relation privilégiée" avec les employés de la perrera, c'est peine perdue, car ils s'opposeront même à ce qu’elles viennent faire des photos.

 

 

Habituellement les perreras se situent dans des endroits relativement difficiles     d'accès et n'affichent pas forcément des horaires d'ouverture auxquels ils ne se tiennent d'ailleurs pas vraiment. Quantité d'embûches peuvent surgir et toute sortie de perrera induit des frais à la bénévole qui se charge de faire sortir des chiens pour le compte d'associations. Si elle parvient à en sortir plusieurs à la fois et ce plusieurs fois par semaine, imaginez la somme d'argent que cela peut représenter. Elle ne pourra tout simplement pas l'avancer. C'est à ce moment-là qu’entrent en jeu les associations ou les personnes privées par le biais de dons.

 

La promiscuité, l'état d'hygiène plus que déplorable, l'absence de soins vétérinaires et la frugalité des repas, le tout dans un vacarme assourdissant d'aboiements et de gémissements, font que les chiens stressés comme ils sont, finissent par se dévorer entre eux. Dès ce moment s'enclenche une course contre la montre pour la bénévole : il faut faire sortir l'animal le plus vite possible, car indépendamment des bagarres, la moindre petite plaie représente un risque de surinfection. Le chien dépérit vite dans cet environnement hostile, son système immunitaire s'en ressent et les morts ne se comptent plus.

 

 Si vous sortez un chien de la perrera, vous ne pouvez en aucun cas le faire partir en l'état dans un autre pays, il ne serait pas en règle. Il faut donc que la bénévole se débrouille par ses propres moyens pour trouver des familles d'accueil ou des places dans une résidence, le temps de préparer le chien et de voir ce qu'il en est. Il faut agir très vite, car un chien peut-être en vie le mercredi et ne plus l'être le jeudi. La liste des "à sacrifier" étant rarement publiée, force est de constater que la désignation dans de nombreux cas ne tient compte d'aucune logique.

 

Le problème avec les familles d'accueil, qui sont bien entendu des amis des animaux, c'est qu'elles ont déjà leurs propres chiens et si elles peuvent en accueillir un de temps en temps, cela tient du pur miracle. Dans ce cas, il viendrait compléter la dizaine d'animaux déjà accueillis. Par ailleurs, le galgo - n'ayant quasiment les grâces de personne, surtout dans le Sud de l'Espagne - se verrait irrémédiablement recalé.

 

Dans ces conditions, il est facile de comprendre pourquoi lorsqu'une bénévole peut bénéficier des installations sécurisées d'une résidence, elle est aux anges. C'est vrai que cela représente un coût, mais tout a un coût même la vie d'un galgo surtout lorsqu'il s'agit de la lui sauver.


 

Ce qui fait avancer et qui donne du courage aux bénévoles : la certitude que ce qu'ils font pour le chien représente son passeport pour une nouvelle vie, une vie sans souffrance aucune, sans vexations. Croyez-moi, ils sont bien souvent au fond du trou, mais ils se relèvent à chaque fois, conscients que toutes ces âmes, derrière ces barreaux rouillés comptent sur eux, que la cruauté et la vilenie ne doivent pas toujours triompher.

 

Ces hommes et ces femmes indépendamment de leur combat, traînent tous des conditions de vie difficiles. Méprisés et souvent insultés, quand ce n'est pas menacés par ceux qui maltraitent les animaux ou ceux qui tout simplement détournent le regard, ils n'ont bien souvent que des moyens très limités, des enfants à charge, quantité 'animaux et les affres du chômage ne sont jamais bien loin.

 

Pourtant ils s'arrangent avec ce qu'ils ont et font feu de tout bois, lorsqu'il s'agit de conduire tel ou tel animal chez le vétérinaire. Leur ardoise auprès des gens de la profession est longue comme un jour sans pain et parfois ils ont honte de revenir et de demander des soins pour leurs petits protégés, mais ils n'ont pas le choix.

 

 

© M.S.

 


      © les animaux maltraités. Tous droits réservés.

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6 décembre 2010 1 06 /12 /décembre /2010 01:46

J'habite un village de la province de Tolède. La majeure partie des habitants y sont chasseurs et galgueros.

 

Ces mêmes chasseurs et galgueros sont des personnes que nous côtoyons tous les jours alors que nous allons faire nos courses, puisque c'est notre boucher, notre boulanger, notre vétérinaire, etc. Pourtant lorsque nous abordons le thème des pendaisons, des abandons, personne n'est coupable, personne ne sait qui s'y adonne, personne n'avoue jamais avoir abandonné son chien. Eux, ils ne le font jamais, c'est, du moins, ce qu'ils racontent, mais si vous leur demandez l'âge de leurs chiens de chasse ou de leurs plus vieux galgos, vous vous apercevez très rapidement, qu'ils ont moins de 5 ans (!!!), alors qu'eux pratiquent la chasse depuis une bonne trentaine d'années. Leur excuse, ils l'ont toute prête : "Je l'ai donné".  Pire, ils ont l'hypocrisie de dire qu'ils aiment beaucoup leurs chiens, mais cela ne leur fait ni chaud ni froid de les exposer à une balle perdue, de les faire tuer!! Canailles hypocrites!!

Pourquoi n'emmènent-ils pas leur enfant sur le terrain pour lever le gibier alors que d'autres chasseurs tirent?

 

Les "cadeaux" de chiens ou de galgos n'existent pas, car un chasseur ou un galguero n'offre aucun "bon" chien, tout au plus il le vendra.

Ensuite il y a les vols. Ils sont capables de franchir jusqu'à 5 clôtures d'affilée et balancer un chien le long d'un mur, aidé de leur acolyte. En pleine partie de chasse, un galguero peut se retrouver avec le canon d'un fusil sous le nez et se voir délester de son galgo. Ce sont presque toujours d'autres chasseurs et galgueros "amis" qui savent que c'est un bon chien.

 

L'une des saisons de chasse se termine, je précise bien "l'une", car entre une chose et l'autre, ils ont toujours une autorisation pour faire feu à l'instar des gardes forestiers. Les entreprises chargées du ramassage des ordures ont, pendant deux mois, la permission de tirer les chiens errants, ensuite on défausse. Ici, cela doit être interdit d'amener des chiens.

À présent c'est l'holocauste des chiens de chasse, qui commence : épagneuls bretons, podencos, braques, galgos, terriers surgissent de partout, beaucoup d'entre eux sur les bas-côtés, leur dépouille en putréfaction.

 

Souvent, nous trouvons les chiens très gravement blessés, à cause de pièges, d'accidents de la route, voire d'une balle perdue. À d'autres occasions, ils errent  à la recherche de nourriture. Certains leur tendent la main et par désespoir, ces chiens montent dans les voitures quand tu leur ouvres la portière. Moi, j'habite à 50 m. d'une chasse gardée. J'ai vu en sortir une galga, encore la corde au cou. Les gardes forestiers, de nuit, profitent de ramasser les cadavres des chiens et de les mettre à la décharge.

 

J'ai honte de ce pays quand tu les vois leur journée d'assassinat terminée dans un bar pour se rafraîchir le gosier à se vanter de leurs prouesses au tir. Dehors, se trouvent de minuscules remorques dans lesquelles sont entassés comme de sardines leurs chiens de chasse, assoiffés, exténués. Des remorques dans lesquelles aucun être vivant ne devrait être transporté, et pourtant...

 

Et en bout de chaîne de leur "hobby", de leur "sport", il y a nous, celles qui  s'échinent à recueillir ces chiens, ces galgos, qui n'ont pas été sélectionnés, dont il faut se défaire,

qui ont des remplaçants, du sang neuf pour la prochaine saison.

 

"Je ne peux pas le garder, car il ne le vaut pas" voilà leurs propres paroles, autrement dit : pas de nourriture pour celui qui ne répond pas aux expectatives. Ils reproduisent encore et encore, sélectionnent, font du troc dans un seul but : avoir un bon outil de chasse.

 

Chaque bénévole aura mille anecdotes à raconter, à commencer par celle de se faufiler dans des endroits pas possible en risquant sa vie, mais sur le moment lorsque tu veux sauver, tu ne penses pas à toi.

 

Nous menons un train d'enfer, nous travaillons, nous sommes des mères, des épouses et nous devons concilier le fait de ramener les chiens à la maison, les transporter sur des centaines de kms, les conduire chez le vétérinaire. C'est très dur, nous devons faire beaucoup de sacrifices.

 

Notre quotidien est très dur surtout que le flot d'abandons est incessant. Tous les ans, c'est la même chose, c'est sans fin.

 

 

Une bénévole

Témoignage traduit de l'espagnol par M.S.

 

© les animaux maltraités. Tous droits réservés.

 

 


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6 décembre 2010 1 06 /12 /décembre /2010 00:05

foto Nera blog

UN CONTE DE NOËL

 

 

Román, un monsieur âgé vivait seul dans un petit village. Son épouse faisait partie du passé depuis qu’elle avait quitté ce monde et Marga, l’unique descendante, après s’être mariée, était allée vivre dans un village des alentours.

 

Deux ans auparavant, Marga avait fait cadeau à son père d’une petite chienne abandonnée, qu’elle avait recueillie en chemin, afin que celle-ci lui tienne compagnie dans sa solitude. Ils l’appelèrent Nera, à cause de la couleur de sa robe.

 

Román et Nera étaient inséparables. Le voisinage ne mit pas long à s’habituer de les voir se promener et échanger des messages qu’eux seuls comprenaient. La chienne lui faisait des bisous et Román lui répétait :

 

-       Jamais je ne t’abandonnerai !

 

Román était heureux, Nera était heureuse. Pourtant, la santé capricieuse du monsieur était motif de soucis chaque fois plus fréquents. Cela présageait l’arrivée de la Grande Faucheuse, prête à baisser le rideau de l’existence. Et lorsque cela arriverait, qu’en serait-il de sa petite chienne ?

 

Un matin, à l’aube, Román éprouva de la difficulté à respirer et son corps ne répondait plus. Une faiblesse inopinée associée à des nausées et des vomissements lui causèrent un mal être général. Des voisins le conduisirent à l’hôpital le  plus proche. Il y fut admis d’urgence. Marga vint le voir dans l’après-midi. Son père n’allait pas bien du tout.

 

-       Ma fille, prends chez toi Nera, je ne veux pas qu’elle reste seule.

-       Mais papa, tu verras, tout va s’arranger, tu guériras et tout rentrera dans l’ordre.

 

Marga exauça les vœux de son père. Elle prit la chienne et la laissa aux soins d’un membre de la famille de son époux.

 

Nera se sentit seule. Qui étaient ces gens ? Pourquoi l’avait-on amenée dans cet endroit ? Où était Román ?

 

Román, vaincu, finit par rendre les armes. Comme un pétale fané, il mourut sur son lit d’hôpital. Ses jours s’achevèrent d’un coup, faisant la nique à la souffrance. Il s’en alla sans que la douleur physique n’altère son calme.

 

Nera ne savait pas que son ami avait quitté ce monde.

 

Román fut enseveli sous un arbre centenaire. Le cimetière de son village serait sa demeure éternelle. Une tombe tout simple, qui pourtant gardait l’empreinte de ses adieux. L’automne  était sur le point de céder sa place à l’hiver.

 

Au lever du jour, Nera fugua. En silence, elle s’engagea sur la route. Elle ne fit aucune pause sous le matin tiède. Son corps chancelait sous les rafales de vent produites par les voitures qui la croisaient. Elle parcourut ainsi une quarantaine de kilomètres alternant clarté et hombres, solitude et mutisme. Avec pour unique désir, celui d’atteindre son but. Román l’attendait. Le périple s’acheva à force d’asphalte ennemi.

 

Alors qu’elle pénétrait dans le village qu’elle connaissait si bien, la nuit déployait ses noirs rideaux tels une parenthèse nocturne. Nera prit le chemin de la maison. Les portes de même que les fenêtres semblaient fermées. Aucune lumière, aucun bruit. La maison respirait au son du silence, comme figée dans un bâillement de repos angoissant. Un halo énigmatique l’enrobait à l’effigie d’une poisseuse sensation de néant. La solitude gagnait du terrain et s’appropriait des espaces vaincus. Román dormait-il ? ou était-il en train de se promener ? Nera se coucha devant la porte. Bientôt la fatigue appela le sommeil et le sommeil se cristallisa en repos. Le lendemain matin, un soleil blafard, sans envie, fit son apparition, comme si la planète tout entière vacillait, vaincue. Román n’était pas de retour ?

 

La chienne se dirigea vers le parc où tous les deux avaient l’habitude de se rendre et où son ami la laissait courir en liberté, heureuse. Román riait. Elle, entre courses et cabrioles, faisait aller de pair son bonheur avec la satisfaction de Román.

 

Elle erra dans le parc, sans succès ; Román était invisible. D’autres chiens, compagnons de jeux d’une période plus joyeuse, vinrent à sa rencontre. Les personnes qui la connaissaient la caressaient en lui prodiguant des regards empreints de tristesse. Nera n’en comprenait pas la signification. Elle déambula toute la journée à la recherche de son ami de cœur.

 

L’après-midi, en guise d’au revoir, se délestait, déjà, de la lumière et le crépuscule qui tenait le pinceau du temps commença à peindre le firmament d’un voile écarlate. Le rouge éclat de cet incendie contenu se déployait alentour. Nera ne fut pas effrayée par l’arrivée des ténèbres. Elle avait faim, elle avait soif. Où donc était passé Román ?

 

La maison paraissait un coffre-fort scellé. Seul le vide semblait en mouvement. La vie  avait disparu par la brumeuse ouverture du passé. L’amour qui avait palpité des milliers de fois n’était plus que la marque de la désolation.

 

Elle s’endormit sous la voiture.

 

Les journées s’enchaînaient et elle dans ce sillage stérile ne cédait pas au découragement qui redoublait aux frontières de la tentation.  Le néant, seul, répondait à son regard vague.

 

La pauvre, elle se nourrissait de ce qu’elle trouvait et elle buvait l’eau des flaques. Des journées resplendissantes firent leur apparition, mais le résultat était toujours le même : l’absence. Nera perdit de son élégance, ses os commencèrent à redessiner sa silhouette et sa démarche ne fut plus qu’une succession de mouvements saccadés. Les gens percevaient son drame et s’attristaient de la voir passer. Certains essayaient de gagner sa confiance, d’autres voulurent la recueillir afin de lui offrir un nouveau foyer. Mais elle ne transigeait pas. Son fouet agité en guise de bannière reconnaissante, elle poursuivait sa quête silencieuse. Mais ses forces étaient minées par la faiblesse et le tremblement de ses yeux n’était que cris d’angoisse.

 

Des chiens l’attaquèrent, Nera ne se défendait pas. Comment aurait-elle pu, en elle il n’y avait qu’amour ? Les enfants la pourchassaient en la caillassant, il y en eut même un, qui lui décocha un coup de pied, auquel elle répondit par un gémissement de douleur.

 

L’hiver arriva et avec lui, Noël. Les gens organisaient déjà la nuit familiale par excellence. Tout n’était que couleurs et les chants de Noël résonnaient de partout.

 

-       C’est Noël ? se demandait Nera. Je vois des enfants avec des petits chiens dans les bras  et ils jouent avec eux comme s’il s’agissait de nouveaux jouets. Ce sont peut-être les cadeaux de Noël ?

 

Engluée dans les toiles de la mémoire, plongée dans la brume de la fade réalité, Nera continuait de se torturer dans un passé perdu. Le soleil avait fait place à la lune. La chienne était seule, le désir la poussant et la peur la retenant. Román vivait dans les tréfonds de sa mémoire et une promesse faite de douces paroles retentissait sans bruit.

 

-       Jamais je ne t’abandonnerai !

 

L’inquiétante solitude, la peur persistante et les bruits effrayants l’escortaient dans sa marche inébranlable. Pourquoi Román n’était-il pas de retour ?

 

La nuit de Noël amena avec elle toutes les excentricités. Les familles engloutirent de copieux repas et au cours d’innombrables toasts échangèrent des vœux de bonheur. Dans le ciel jaillissaient les étincelles éternelles et au ras du sol le froid fouettait sans relâche.

 

Et cette odeur ? C’est l’odeur de Román ! répétait Nera en aiguisant son odorat.

 

Vint l’heure des adieux et la promesse de revenir l’an prochain.

 

-       Oui, c’est l’odeur de Román !

 

Dans la douce opacité, elle avança, comme guidée. L’alcool avait pris possession des lieux et les rires faisaient trembler la quiétude nocturne. Les gens commençaient à rentrer dans leur foyer.

 

-       Et ces lumières ? Pourquoi se dirigent-elles sur moi ?

 

Les lumières devenaient de plus en plus grandes à mesure qu’elles approchaient. Soudain, les voix se turent. On aurait dit que la vie était suspendue. Nera tenta d’échapper aux phares avant-coureurs de la voiture, mais elle allait si vite … Elle ressentit un coup violent ! Son hurlement retentit comme une musique alors que la voiture ivre prenait la fuite. La petite chienne gesticulait sur les pavés. Tantôt recroquevillé, tantôt raide son corps était saisi d’intenses convulsions. La main de la mort la saisissait. L’obscurité la baigna de sa houle silencieuse. De la voûte céleste, les étoiles regardaient, contrites.

 

Aux prises avec le désespoir, la souffrance était atroce. Ce n’était que le début ! Une odeur, pourtant, qui indiquait une direction disait d’attendre. Elle se redressa tant bien que mal. La faiblesse la tenaillait et ses pattes arrière ne répondaient plus. Un filet de sang perlait de sa gueule. Elle avait une côte cassée et toute cette partie était endolorie. Contrainte par son flair et l’épouvante  de plus en plus présente, elle se traîna. Quitte à ce que ses os ne se rompent, elle devait continuer. L’obscurité de ses ailes de cristal noircies voltigeait tout en la soutenant dans son effort martyr.

 

Le lendemain matin, 25 décembre, jour de Noël, on retrouva Nera, morte, sur la tombe de Román. Un vent gelé l’embrassait de sa cruelle étreinte. Tout n’était que paix. Román et Nera étaient ensemble. Et dans le vide de ce matin-là, on pouvait entendre portées par le vent les paroles d’une phrase :

 

-       Jamais je ne t’abandonnerai !

 

 

RICARDO MUÑOZ JOSÉ

http://linde5-otroenfoque.blogspot.com/2009/12/blog-post.html, traduit de l’espagnol par M.S.

 

© les animaux maltraités. Tous droits réservés.

 

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5 décembre 2010 7 05 /12 /décembre /2010 12:52

Je vous présente Sara.

 

Sara, galga à la robe mitée,

Sara, le "vilain petit canard" dont personne ne voulait.

 

Si je l'ai choisie pour figurer sur le bandeau de ce blog, c'est parce qu'elle incarne, à elle seule, toute la misère du monde.

Elle a été maltraitée, avilie, méprisée, mais elle s'en est sortie. Ce regard éteint, cette carcasse famélique auront touché au coeur les bénévoles d'ACUNR.

 

Je vous présente Sara.

 

Sara, à la robe de feu,

Sara, la douce que, dorénavant, tout le monde chérit.

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sara4

sara3

 

© les animaux maltraités. Tous droits réservés. 


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5 décembre 2010 7 05 /12 /décembre /2010 12:50

Petite intro. à l'usage de celles et ceux qui ne seront pas rebutés par un énième blog portant sur la misère animale ...

 

C'est vraiment sans prétention aucune, que j'ai décidé de réaliser celui-ci.

 

Totalement novice en informatique, il m'est, cependant apparu "utile" de concevoir ce blog comme une plate-forme grâce à laquelle les bénévoles et associations pourront faire connaître leur labeur.

 

Ce blog est pour eux, rien que pour eux. Ici pas de gloriole. Les récits sont vrais, authentiques. Parfois c'est la joie qui triomphera, ... trop souvent malheureusement, ce sera la tristesse, mais qu'importe. C'est leur quotidien, leur vie. Nous nous devons de les écouter, de les soutenir, à défaut de pouvoir résoudre tous les problèmes.

 

Le devoir d'information prime sur le reste, j'en ai l'intime conviction.

 

Les cas que vous découvrirez au fil des semaines se déroulent, pour la plupart, hors de nos frontières. C'est dans un esprit d'équité, que je vous les proposerai en français, accompagnés de leur lien.

 

Vous pourrez, sans autres, entrer en contact avec les bénévoles, car leurs adresses seront toujours mentionnées.

 

Toutes les photos, textes, etc qui figureront sur ce blog, le seront avec l'accord de leur auteur.

 

Merci de bien vouloir respecter les droits d'auteur et le droit moral de chacun.

 

Etre soi-même permet de se respecter et quand on se respecte, on respecte généralement les autres. (Guy Marc Fournier, extrait de L'autre pays)

 

© les animaux maltraités. Tous droits réservés.

 

 

 



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1 janvier 1970 4 01 /01 /janvier /1970 01:00

 

Je ne savais plus lequel tu avais lancé....
Du coup, je te les ramène tous
Et en prime, une baballe 

 

 

 

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Tiré du mur de Io adotto un cane anziano.

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